mardi 23 juin 2009
"Le PON ne permet ni une mutualisation passive du réseau horizontal a posteriori ni le dégroupage" - Jean-Ludovic Silicani, président de l'ARCEP
Par Marc B., mardi 23 juin 2009 à 21:08 :: Fibre optique
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mardi 23 juin 2009
Par Marc B., mardi 23 juin 2009 à 21:08 :: Fibre optique
dimanche 14 juin 2009
Par Marc B., dimanche 14 juin 2009 à 14:35 :: Mobilité
Comme beaucoup de monde, je suit avec attention l'actualité d'Apple et des nouveaux produits de la marque et j'ai même acheté un iPod Touch il n'y a pas longtemps (super produit) ! Malheuresement, au pays de la pomme, tout n'est pas parfait.
La politique d'acceptation des applications sur l'App Store
Pour commencer (on en reparlera dans d'autres billets), parlons de la politique d'Apple vis à vis des applications acceptées sur l'App Store. Pour ceux qui ne le savent pas, l'App Store c'est l'application qui permet d'installer des applications sur l'iPhone ou l'iPod Touch. Apple est très fièr des 50 000 applications présentes sur l'App Store et c'est vrai que c'est formidable, il y vraiment beaucoup de choses mais comme je m'en doutais lors de l'achat de mon iPod Touch, Apple a toujours son mauvais côté.
Trent Reznor (NIN) : Allons Apple, repensez vos politiques et putain redonnez du sens à votre processus d'approbation".
Premier exemple : récemment, Apple s'est attiré les foudres du groupe de rock Nine Inch Nails suite au refus d'une application créée pour les fans du groupe (voir l'histoire sur Numerama : Trent Reznor énervé contre la politique de censure d'Apple). Voilà, ce qu'à dit le chanteur du groupe à Apple : Allons Apple, repensez vos politiques et putain redonnez du sens à votre processus d'approbation".
Comme le groupe NIN est très connu et apprécié, Apple a rapidement plié face aux demandes du groupe.
Téléphonie sur IP : l'étrange cas de siphon
Deuxième exemple : l'iPhone et l'iPod Touch 2G (de deuxième génération via un micro externe) permettent de passer des appels en Voix sur IP. Une des premières applications à avoir ouvert le bal c'est l'application siphon (elle a été suivie par Fring, Skype et d'autres), dont la "promotion" a notamment été faite par Free . Cette application est un client Voix sur IP SIP pour utiliser n'importe quel fournisseur SIP et c'est une application ouverte (sous licence GPL version 2) avec le code source disponible sur le site Internet du projet.
L'auteur principal du logiciel a soumis l'application à Apple à de nombreuses reprises, à chaque fois Apple a refusé que l'application soit présente sur l'App Store. Ainsi le seul moyen d'installer l'application est d'avoir un iPhone ou un iPod Touch qui soit "jailbreaké", c'est à dire modifié afin que l'on puisse installer n'importe quelle application (ce qu'Apple interdit ou tente d'interdire mais tout le monde n'est pas d'accord : Mozilla, Skype et l'EFF pour le JailBreak légal). La dernière raison de refus de l'application par Apple est ridicule pour une application open source que tout le monde aurait pu proposer sur les plateformes de jailbreak. Les autres raisons de refus de l'application par Apple sont aussi très discutables et sont consultables sur le site du projet siphon.
Là ou cela devient encore plus ridicule pour Apple c'est qu'une entreprise chinoise a recompilé l'application siphon sous un autre nom (et un petit peu modifié le design) et qu'elle vends l'application sur l'App Store (donc qu'Apple a accepté) sous le nom Siphone pour 5.49 € ! L'application siphon est à la base gratuite...
Rappelons qu'Apple touche 30 % du prix de vente de chaque application. D'autre part, sans vouloir faire la théorie du complot :), une application gratuite qui permet de faire du SIP gratuitement (fring le fait mais uniquement via un compte fring) cela ne doit pas forcément plaire aux opérateurs de téléphonie mobile qui interdisent l'utilisation de la Voix sur IP sur leur réseau.
Je veux bien qu'Apple n'accepte pas une application afin qu'une application rentre dans la cohérence générale (notamment au niveau de l'ergonomie) des applications Apple mais là cela fait beaucoup plus penser à d'autres raisons (obscures). Mais peut être qu'Apple veut laisser des raisons d'acheter des téléphones équipés d'Android ou de Symbian (le client SIP y est directement intégré).
dimanche 3 mai 2009
Par Marc B., dimanche 3 mai 2009 à 14:24 :: Web
Toute personne qui a fait du développement Web sait à quel point Internet Explorer 6.0 (la version fournie par défaut avec Microsoft Windows XP lors de son lancement) est un navigateur en retard sur beaucoup de points notamment le respect des standards : HTML, CSS et cie.
Ces dernières années, les utilisateurs et les développeurs ont tellement critiqué Internet Explorer, que Microsoft a développé une nouvelle version d'Internet Explorer un peu près respectueuse des standards : la version 8.0 (il y a eu Internet Explorer 7.0 entre temps également).
Depuis, la concurrence a bien eu le temps d'émerger : Mozilla Firefox, Opera, et le moteur Webkit (Apple Safari, et Google Chrome sont basés dessus) et Microsoft Internet Explorer a perdu quelques pour cents de parts de marché mais il reste le principal navigateur utilisé sur Internet.
Microsoft tellement certain de faire des produits parfaits et dont les utilisateurs auront forcément besoin a pris une décision très significative pour le marché des navigateurs Web : pour ceux qui n'auraient pas installé le nouvel Internet Explorer 8 à la main, Windows Update (le gestionnaire de mises à jour de Windows) installe Internet Explorer en le remettant comme navigateur au niveau du système d'exploitation au détriment des autres navigateurs éventuellement installés et paramétrés comme navigateur par défaut (Mozilla Firefox, Google Chrome, Opera...).
Tristan Nitot (président de Mozilla Europe) s'énerve un peu à propos de cette décision sur son blog : Une très mauvaise nouvelle toutefois : la mise à jour remet IE 8 en navigateur par défaut, même si vous en aviez choisi un autre. Quelle bande de c... Nous seulement c'est vraiment mal venu, mais en plus c'est pile poil au moment où ils rendent leur conclusion à la Commission Européenne pour nier leur abus de position dominante. Ils sont vraiment débiles ou ils le font exprès ? A se demander si Microsoft n'est pas le Hara-Kiri de l'informatique : bêtes et méchants.
Par cette décision, il est certain que la part de marché d'Internet Explorer va mécaniquement remonter dans les mois qui suivent et celles des autres navigateurs va baisser.
Je ne sais pas si tout cela est très légal ou non, mais cela va certainement encourager Mozilla, Google et Apple à concurrencer Microsoft au niveau du système d'exploitation directement et pas seulement au niveau du navigateur.
mercredi 22 avril 2009
Par Marc B., mercredi 22 avril 2009 à 19:47 :: VoIP
L'hébergeur français OVH très actif sur la téléphonie sur IP ces derniers mois vient de relancer l'illimité vers les fixes sur son forfait SIP. Ce forfait est disponible pour un tarif de 1,18 € TTC par mois ! avec des frais d'installation de 11.95 € TTC. Ces tarifs sont très compétitifs. Il est sans engagement (engagement d'un mois uniquement) et les tarifs vers les mobiles (0.12 € la minute) et l'international sont également intéressants même si aucune destination internationale n'est disponible en illimité. A noter qu'il n'y a pas de concept d'heures creuses ou d'heures pleines, OVH s'adressant autant aux particuliers qu'aux entreprises.
L'illimité vers les fixes sera disponible à partir du 1er mai.
Pour plus d'informations c'est ici : OVH - Téléphonie - Ligne SIP
jeudi 9 avril 2009
Par Marc B., jeudi 9 avril 2009 à 23:38 :: WiMax

Source : ARCEP
dimanche 5 avril 2009
Par Marc B., dimanche 5 avril 2009 à 17:01 :: Mobilité
Le site d'Apple nous dit que le Push Mail peut fonctionner avec Yahoo et l'iPod Touch. A mon avis, cela ne fonctionne pas et c'est normal, le Push Mail Yahoo semble s'appuyer sur le numéro IMEI de l'iPhone (cela fonctionne avec l'Iphone par contre). Cela ne sert à rien de chercher donc.
A noter que l'iPod Touch 2G peut être jailbreaké simplement, on peut donc désormais téléphoner avec l'iPod Touch 2G et siphon.
mercredi 1 avril 2009
Par Marc B., mercredi 1 avril 2009 à 08:37 :: Web
Je suit un peu les débats sur HADOPI et les commentaires autour. L'impression qui ressort est que le gouvernement agit essentiellement en apparence (comme sur certains autres sujets). Je m'explique : beaucoup de points votés, d'amendements votés ne respectent pas des points fondamentaux du droit français ou le droit européen et ils ne tiendront pas longtemps devant la justice. HADOPI est il me semble un projet de loi bancal qui est plus là pour faire parler du piratage que pour vraiment agir pour la création numérique. La loi DADVSI qui date de 2006 avait produit de vifs débats à l'époque, n'a guère été appliquée et n'a guère produit de résultat.
Sur certains sujets comme HADOPI, les politiques de notre pays sont dans des guerres de communication liées à la forme plutôt qu'au fond (dernier exemple en date : le décret censé limiter les stocks options). Du coup bien qu'opposé à HADOPI, je doute qu'elle produise beaucoup d'effet tout comme la DADVSI. C'est surprenant mais il me semble que les lois sont souvent appliquées uniquement quand il y a un intérêt économique commun et qu'elles font consensus.
Au lieu de perdre son temps à HADOPI, le gouvernement ferait mieux de s'employer à créer un nouveau système de rémunération des artistes (qui soit plus juste que le système actuel) avec des plateformes pour que les artistes puissent être mis en avant sans passer par des maisons de disques (qui prennent beaucoup trop d'argent par rapport à leur utilité réelle) et où les artistes seraient rémunérés en fonction de leur réel succès. Autre point qui il me semble mériterait concertation entre les différents acteurs, au lieu de s'embêter à faire des tribunes dans la presse, les ayants droits feraient mieux de trouver des solutions avec les hébergeurs et relayeurs de contenus afin de pouvoir supprimer au plus tôt les contenus diffusés illégalement et définir qui finance les moyens pour faire cela. Du point de vue de la protection des oeuvres, la loi DADVSI me semble très inadaptée et inefficace sur ce point.
Après, il faudrait un gouvernement qui ait le courage politique de remettre le système à plat et ça c'est une autre histoire.
mercredi 25 mars 2009
Par Marc B., mercredi 25 mars 2009 à 23:58 :: Concurrence
Ainsi, il [ndlr. Louis-Pierre Wenes] soutient qu'Orange "joue à fond le jeu de la concurrence". "Nos parts de marché sont passées de 49,6% à 43,6% dans le mobile entre 2002 et 2008 et de plus de 80% à 49,4% sur l'internet entre 2003 et 2008", argue-t-il."
Source : Challenges
Sur BFM (via Univers Freebox), ce même Louis-Pierre Wenes nous dit : depuis 2006, les parts de marché d'Orange remontent aussi bien dans l'Internet que dans le mobile
.
Conclusion : il cite bien les nombres qui l'arrange quand ça l'arrange.
Bravo à Stéphane Soumier (BFM) de dire que les opérateurs mobiles organisent le marché du mobile.
A noter que le dégroupage qui a vraiment apporté de concurrence dans l'ADSL, est apparu en 2002 mais son essor ne date que de 2003. Depuis la baisse autour de 50 %, la part de marché d'Orange est un peu près stable.
mardi 3 mars 2009
Par Marc B., mardi 3 mars 2009 à 23:59 :: Mobilité
L'iPhone, véritable machine à surfer, écrase ses concurrents

Pourtant il n'y a pas forcément plus d'iPhone en circulation mais l'expérience utilisateur de la navigation sur Internet avec un iPhone / iPod Touch est remarquable avec Safari Mobile avec le multi touch très bien utilisé accompagné de l'excellent moteur Webkit qui semble déjà optimisé pour les équipements mobiles. Tout cela conduit à utiliser beaucoup le navigateur intégré contrairement aux autres équipements mobiles (dont certains ont des navigateurs limités voir très limités). A noter la percée d'Android (dont le navigateur intégré utilise également le moteur Webkit) alors que le G1 n'a été que peu distribué.
lundi 16 février 2009
Par Marc B., lundi 16 février 2009 à 22:47 :: Mobilité
La plupart des téléphones 3G vendus actuellement fonctionnent en 3G uniquement sur la bande 2,1 Ghz et comme cela "porte" moins (plus on est haut dans le spectre moins cela se diffuse bien), cela utilise plus de batterie pour émettre et recevoir. Or depuis 2008, les opérateurs mobiles peuvent faire de la 3G sur les bandes dites GSM : 900 Mhz (et 1800 Mhz). Le signal s'y diffuse plus loin (et pénètre également mieux dans les bâtiments) et cela utilise moins de batterie (c'est notamment pour cela que Steve Jobs ne voulait pas de 3G dans le premier iPhone). Les opérateurs commencent tout juste le déploiement de la 3G sur la bande 900 Mhz (je ne sais pas si cela nécessite ou non un changement de matériel et si le déploiement est rapide).
L'iPhone 3G, comme la plupart des téléphones vendus actuellement dans le commerce, ne supporte pas la 3G dans la bande des 900 Mhz : UMTS/HSDPA (850, 1 900, 2 100 MHz). D'autres modèles d'iPhone sortiront dans l'année semblent dire certaines rumeurs, il est possible qu'ils supportent la 3G dans bande 900 Mhz (en plus le chipset actuel marche mal : Le chipset d’Infineon mis en cause dans les dysfonctionnements de l’iPhone), il vaut mieux attendre donc ou se tourner vers des téléphones fonctionnant sur la bande des 900 Mhz en 3G. Le nouveau Nokia N96 supporte la 3G dans la bande 900 Mhz : N96-1 (RM-247, Global) WCDMA2100/900 (HSDPA) / EGSM900, GSM850/1800/1900 MHz (EGPRS). Le HTC Touch HD fonctionne aussi sur la bande 900 Mhz : 3G HSDPA/HSUPA : Europe/Asie: 900/2100 MHz.
Donc si vous achetez un téléphone, regardez bien les caractéristiques techniques.
jeudi 22 janvier 2009
Par Marc B., jeudi 22 janvier 2009 à 08:32 :: Fibre optique
La fibre optique jusqu'au domicile (FTTH) est critiquée pour son retard et sa longue mise en place. Beaucoup de critiques sont formulées mais peu recherchent à comprendre et expliquer ce qu'il se passe. Voici une tentative de décryptage.
La fibre optique représentant un investissement significatif, elle est pour le moment principalement destinée aux habitats collectifs : les immeubles. La raison est assez simple : en déployant de la fibre pour plusieurs appartements, les coûts sont divisés. Ainsi les zones denses sont ciblées en premier lieu par les opérateurs. C'est pourquoi les explications qui suivent se basent sur l'exemple de déploiement pour des immeubles et des appartements. Le principe de la FTTH pour les maisons individuelles est similaire mais les conditions de mutualisation sont moins explicitées par l'ARCEP et par les opérateurs.
C'est quoi la fibre optique jusqu'au domicile ?
Pour commencer un dessin qui explique sommairement le principe de la fibre optique jusqu'au domicile. Le schéma est expliqué plus en détail à la suite notamment à propos des 2 types d'architecture.

Comme on peut le voir, le principe est donc assez simple : il s'agit de relier directement l'appartement de l'abonné à Internet via une fibre optique allant de l'appartement jusqu'à un local appelé NRO (Nœud de Raccordement Optique) où sont reliés tout les abonnés. L'équivalent du NRO dans l'infrastructure téléphonique actuelle (avec les lignes téléphonique en paire de cuivre de France Télécom) est le répartiteur téléphonique ou NRA (Nœud de Raccordement Abonné). La fibre optique entre le NRO et le domicile est appelée boucle locale optique (la ligne téléphonique cuivre est appelée boucle locale cuivre).
Là où cela se complique c'est en premier lieu qu'il y a plusieurs technologies en jeu et qu'il y a plusieurs opérateurs : il faut donc mutualiser les investissements réalisés : les travaux réalisés et la fibre optique déployée afin de réduire ces investissements (cela pourrait permettre de couvrir plus de zones plus rapidement notamment).
Les 2 familles technologies de la FTTH : la FTTH P2P et la FTTH PON
Il existe principalement deux types de déploiement de fibre optique jusqu'au domicile : les déploiements en P2P - point à point (Peer to Peer soit en français, Pair à Pair ou point à point) et les déploiements en PON (Passive Optical Network). Avec un déploiement point à point (P2P), chaque domicile a sa propre fibre optique allant jusqu'au NRO. Avec un déploiement en PON, une fibre optique part du NRO et est divisée en 64 fibres, 128 fibres voir plus et ces fibres sont reliées aux domiciles des abonnés. Le PON peut être vu comme un arbre dont le tronc est la fibre optique qui est reliée au NRO et les branches sont les fibres optiques reliées aux domiciles des abonnés. Certains opérateurs ont fait le choix d'une technologie plutôt qu'une autre et d'autres hésitent entre les deux ou estimant qu'une technologie est plus efficace en ville et l'autre plus efficace à la campagne.
Les avantages et les inconvénients de ces 2 familles technologiques sont le sujet de débats sans fin. L'ARCEP (Autorité de Régulation des Communications Électroniques et Postales) et le gouvernement ont choisi de ne pas trancher en faveur d'une des deux technologies. Comme ce n'est pas le sujet de ces explications, nous ne rentrerons pas non plus dans ce débat ni dans les détails de ces technologies.
Ce qu'il faut retenir c'est que l'existence de ces 2 technologies complique la mutualisation : de part son infrastructure, il est impossible d'utiliser des équipements P2P sur une infrastructure PON. L'inverse par contre peut être possible : on peut très bien faire du PON avec une infrastructure P2P, le "découpage" est fait niveau du NRO. On peut par contre très bien faire un partage d'une infrastructure point à point avec un autre opérateur souhaitant faire du point à point, ceci est abordé dans un second temps.
Comment on mutualise alors ?
Tout n'est pas perdu ! On peut encore mutualiser une bonne partie des investissements nécessaires au déploiement de la fibre optique. Pour passer de la fibre optique jusqu'au domicile, on part du NRO et il faut aller jusqu'à l'appartement. Il n'y a pas beaucoup de solutions : les égouts (uniquement dans certaines grandes villes), les fourreaux de France Télécom depuis quelques mois et sinon il faut "ouvrir" les trottoirs pour poser de nouveaux fourreaux. C'est parfois nécessaire.
Partage des fourreaux
Petite définition rapide d'un fourreau : c'est un tube ou une gaine où l'on peut faire passer des câbles coaxiaux (utilisés par exemple par Numericable), des câbles électriques, téléphoniques ou en fibre optique.
Concernant les fourreaux de France Télécom, il servent actuellement notamment pour amener les lignes téléphoniques jusqu'au domicile. Depuis quelques mois, et suite à la demande de Free et de l'ARCEP, France Télécom met à disposition des opérateurs une offre de fourreaux qui est effective depuis peu. Elle permet aux opérateurs alternatifs d'utiliser les fourreaux existants de France Télécom pour leur déploiement de fibre optique jusqu'au domicile. France Télécom les utilisait déjà auparavant et les opérateurs alternatifs (Free & SFR notamment) ont utilisé jusque là principalement les égouts (uniquement dans certaines grandes villes) pour leur déploiement de fibre optique. France Télécom est le principal opérateur détenteur de fourreaux avec Numericable dans une moindre mesure.
Ce partage de fourreaux peut donc être réalisé sur toute la partie horizontale du déploiement. La partie horizontale désigne la partie entre le NRO et le pied d'immeuble. Sur cette partie les infrastructures en fibre optique peuvent être différentes (P2P ou PON), elles ne peuvent pas être partagées si elles sont de types différents. Ainsi la fibre optique déployée n'est pas partagée sur cette partie pour les opérateurs déployant des infrastructures de types différents.
Après un démarrage un peu difficile du partage des fourreaux par l'opérateur historique, les opérateurs tiers ont récemment pris acte de la mise en œuvre effective de l’offre de référence de France Télécom sur l’accès à ses fourreaux. La mutualisation est donc en route pour cette partie des déploiements et l'ARCEP continuera de suivre l’évolution de cette offre et les conditions de sa mise en œuvre.
Mutualisation de la fibre optique sur la partie horizontale avec des infrastructures de même type
Par contre, pour les opérateurs souhaitant réaliser un déploiement point à point (P2P), ils peuvent partager leur infrastructure, il suffit que l'opérateur souhaitant utiliser les fibres optiques déjà déployées installe ses équipements dans le NRO (ou à proximité). Par exemple, l'offre de mutualisation de Free prévoit une offre de revente au NRO (en plus de la mutualisation en pied d'immeuble).
Seuls les déploiements en PON, dans l'état actuel des choses (cela évoluera peut être dans le futur avec la mutualisation en longueur d'ondes abordée en fin d'article) ne permettent pas une mutualisation au niveau physique de la fibre optique déployée jusqu'en pied d'immeuble.
Mutualisation dans l'immeuble : la partie terminale
Si on regarde un schéma de déploiement en PON, on peut voir que dans l'immeuble (partie que l'on appelle partie terminale du déploiement), il y a une fibre optique nécessaire par appartement, comme avec un déploiement P2P. Enfin ! On peut mutualiser le déploiement dans l'immeuble ! Ainsi un opérateur déploie de la fibre optique dans chaque appartement jusqu'en pied d'immeuble et les autres opérateurs peuvent directement se brancher en pied d'immeuble.
Au cours des discussions entre les opérateurs et l'ARCEP, Free a proposé une solution de mutualisation dans les immeubles : le multifibre. A première vue la solution est ahurissante et quand on y réfléchi un peu on se dit que c'est peut être une bonne solution.
Qu'est-ce que le multifibre ?
Attention : vu la complexité du sujet, on peut croire que le multifibre correspond à un déploiement en P2P et que le monofibre correspond à un déploiement en PON or il n'en est rien. Le monofibre s'applique autant autant en P2P qu'en PON et le multifibre s'applique autant en P2P qu'en PON.
Le multifibre consiste à poser entre le pied de l'immeuble autant de fibres et l'appartement de chaque abonné qu'il y a d'opérateurs. Là, à première vue, c'est ahurissant : il n'y a plus de mutualisation sur la partie terminale. On se demande alors à quoi cela sert vraiment mis à part augmenter les coûts de déploiement sur la partie terminale. Il suffit d'imaginer la vie de la fibre optique sur plusieurs dizaines d'années en commençant par le déploiement et combien il y aura d'opérateurs arrivant en pied immeuble.
Concernant le nombre d'opérateurs arrivant en pied d'immeuble c'est assez simple à calculer : si un opérateur point à point est déjà présent dans un immeuble, un autre opérateur souhaitant déployer en point à point n'a pas beaucoup d'intérêt à aller redéployer de la fibre jusqu'en pied d'immeuble, il peut directement se brancher au NRO. Par contre un opérateur qui déploie une infrastructure de type PON doit aller jusqu'en pied d'immeuble et les autres opérateurs PON peuvent mutualiser au niveau logique (voir à la fin) avec cet opérateur puisque c'est la solution de mutualisation généralement retenue par les opérateurs PON actuellement. Cela nous fait un opérateur P2P et un opérateur PON en pied d'immeuble, soit 2 opérateurs et 2 fibres par appartement. Les investissement pour aller jusqu'en bas d'immeuble étant conséquents et le nombre d'immeubles est lui aussi conséquent, on ne devrait pas voir plus 2 opérateurs par immeuble (peut être à Paris et dans quelques zones très denses).
Ce nombre je ne l'ai pas inventé, c'est Free qui nous le dit dans une réponse à une consultation de l'ARCEP : Dans ces conditions et compte tenu des des économies d’echelles, il est peu probable que plus de deux réseaux de boucle locale différents atteignent les immeubles
. 2 c'est aussi le nombre de fibres que l'opérateur SFR Neuf Cegetel installe dans le cadre de son déploiement vertical pour les immeubles de l'OPAC de Paris (même si on ne sait pas si c'est du multifibre). Peut être que ce nombre évoluera malgré tout.
Cette photo montre un boîtier fibre avec 2 prises fibres (en dessous) donc d'une installation multifibre.
Ainsi lors du déploiement de la fibre optique dans l'immeuble, l'opérateur pose 2 fibres par appartement, il se connecte à l'une des deux et le jour où un autre opérateur arrive, il lui suffit de se connecter en pied d'immeuble à la fibre restante pour chaque appartement. Cela ne nécessite donc qu'une intervention définitive en pied d'immeuble lorsqu'un opérateur arrive en pied d'immeuble. Plus aucune intervention (mis à part d'éventuelles interventions de SAV) ne sera nécessaire en pied d'immeuble. Seul le câblage au NRO est nécessaire et le branchement sur la bonne prise optique dans l'appartement de l'abonné (que l'abonné peut faire avec un boîtier comportant 2 prises), un peu comme avec les lignes téléphonique actuellement, quand on commande l'ADSL, il faut que France Télécom effectue un branchement au NRA.
Cette photo montre les éléments composant une installation FTTH (multifibre) avec le boîtier abonné se trouvant dans l'appartement (en haut à gauche de la photo), les fibres qui descendent dans la colonne montante de l'immeuble (à droite), et enfin les boîtiers opérateurs (qui se trouve en pied d'immeuble), 1 pour chaque opérateur, chacune des 2 fibres provenant d'un appartement est relié à l'un des ces boîtiers.
Pour continuer à comparer avec les lignes téléphoniques actuelles, si vous regardez votre boîtier téléphonique, vous pouvez voir que sur votre installation téléphonique vous avez des paires de cuivres en plus (paires surnuméraires). Et ceci se retrouve sur les différentes parties de votre ligne téléphonique menant au répartiteur téléphonique. Cela permet d'avoir plusieurs lignes téléphoniques (avec des coupleurs gigognes) ou bien d'utiliser une autre paire de cuivre si une paire est défectueuse.
Par contre avec le mono-fibre, à chaque fois que l'abonné change d'opérateur physique (opérateur présent en pied d'immeuble), une intervention d'un technicien en bas d'immeuble est nécessaire.
Maintenant, si vous avez les paramètres, vous pouvez faire un petit calcul :

Il n'y a plus qu'à espérer que le meilleur choix soit fait par les opérateurs. A noter que l'opérateur historique helvète (Swisscom pour ceux qui ne suivent pas
) a récemment fait le choix du multifibre.
Mais pourquoi je n'ai pas encore la fibre optique à mon domicile ?
On pourrait commencer à analyser l'intérêt à court terme de chacun des opérateurs à faire du monofibre ou du multifibre mais on ne s'y risquera pas, le sujet est trop complexe. De même on pourrait lier le choix du monofibre à un déploiement en PON, et le P2P à un déploiement en multifibre mais il y autant d'intérêt à faire du multifibre avec du PON qu'avec du P2P : les appartements sont ainsi "pré-câblés" et seule une intervention au NRO est alors nécessaire. Ou alors la stratégie de certains opérateurs est de ne pas prévoir proposer de la fibre optique au plus grand nombre (ce qui serait dommage) en limitant les déploiements uniquement là où il y a une demande (et ceci strictement).
On peut par contre constater plusieurs choses :
elle [l'ARCEP, ndlr] préconise une pratique de bonne gestion consistant à ce que l'opérateur d'immeuble propose aux opérateurs tiers de poser pour leur compte des fibres surnuméraires sur la partie terminale.
la viabilité et l'économie de cette solution [le multifibre, ndlr] n'ont pas encore été expérimentées.
On ne peut que se réjouir que France Télécom accepte de faire des expérimentations en multifibre pendant quelques semaines (et que Free en ait fait autant pour le monofibre) afin que l'ensemble des opérateurs adopte la solution la plus adaptée pour un déploiement qui permette de proposer de la fibre optique au plus grand nombre à des tarifs acceptables. Comme l'explique Maxime Lombardini, directeur général d'Iliad, la maison mère de Free : Sur un chantier qui va durer vingt ans, on peut prendre deux mois pour définir, avec le régulateur, un schéma qui préserve le futur, protège les copropriétaires, les consommateurs et assure le maintien d'un haut niveau de concurrence
.
La situation se serait débloquée récemment puisque l'ARCEP nous explique que les les opérateurs ont signé des conventions d’expérimentation en vue du déploiement de la fibre dans les immeubles en utilisant les différentes solutions jusqu'au 31 mars 2009. L'ARCEP nous explique que C’est au vu de ces expérimentations que les choix sur les conditions de mutualisation de la fibre au sein des immeubles pourront être arrêtés par l’Autorité. Ces retours d’expérience lui permettront également de déterminer les cas spécifiques dans lesquels, comme le prévoit la loi, le point de mutualisation pourra se situer à l’intérieur des immeubles
.
Les règles de mutualisation devraient donc être fixées à partir du 31 mars 2009 et les déploiements pourront ainsi débuter. Du côté législatif, trois décrets d'applications de la LME ont été publiés au Journal Officiel la semaine dernière. Un des décrets fixe notamment les premières règles de mutualisation, un autre introduit le droit à la fibre (analogue au droit à l'antenne) et enfin le dernier établis les règles entre les opérateurs et les copropriétés.
La mutualisation entre les opérateurs devrait permettre un partage des coûts entre les opérateurs et ainsi cela pourrait leur permettre de couvrir plus de zones. Cependant la France ne sera certainement pas couverte entièrement avant plusieurs dizaines d'années par les opérateurs privés (selon les estimations, 40 milliards d'Euros seraient nécessaires pour couvrir la France), l'action des collectivités locales (voir même de l'Etat) reste donc indispensable et certaines ont déjà investi dans la fibre optique grâce à des délégations de service public (DSP). Ainsi la ville de Pau est dotée d'un réseau FTTH depuis plusieurs années déjà, la Manche est en train de s'y mettre dans certaines zones (l'objectif étant de couvrir le département à terme), l'Ain et les Hauts de Seine ont également prévu de déployer de la fibre dans les prochains mois et les prochaines années.
Les autres possibilités de mutualisation : au niveau logique et par longueurs d'ondes
Afin d'être complet au sujet de la mutualisation (mais cela devient un peu plus compliqué), il est nécessaire d'aborder un autre type de mutualisation possible et un autre qui le sera peut être dans le futur :
) par les opérateurs pour les liaisons longues distance afin de faire passer des flux énorme d'information dans une fibre.Ce document et les schémas qui l'accompagne sont placés sous Licence Creative Commons Deed - Paternité - Pas de Modification 2.0 France. - Marc B.
Les photos qui accompagnent le document sont placées sous Licence Creative Commons Deed - Paternité 2.0 Générique et proviennent du Groupe Aménagement Numérique des Territoires et de la galerie flickr associée. Vous pouvez cliquer sur les photos pour avoir des explications plus détaillées.
jeudi 15 janvier 2009
Par Marc B., jeudi 15 janvier 2009 à 19:38 :: General
Depuis quelques jours je trouve que GMail rame parfois, et j'ai trouvé la cause : GMail a migré en IPv6 (et l'IPv6 doit ralentir soit chez Free soit chez Google...). Le moteur de recherche Google a également migré en IPv6.
Voici un petit ping en IPv6 pour Gmail :
>ping mail.google.com
Envoi d'une requête 'ping' sur googlemail.l.google.com [2001:4860:0:1001::53] avec 32 octets de données :
Réponse de 2001:4860:0:1001::53 : temps=73 ms
Réponse de 2001:4860:0:1001::53 : temps=76 ms
Réponse de 2001:4860:0:1001::53 : temps=74 ms
Réponse de 2001:4860:0:1001::53 : temps=79 msStatistiques Ping pour 2001:4860:0:1001::53:
Paquets : envoyés = 4, reçus = 4, perdus = 0 (perte 0%),
Durée approximative des boucles en millisecondes :
Minimum = 73ms, Maximum = 79ms, Moyenne = 75ms
D'ailleurs la fonctionnalité de GMail qui permet de surveiller les différentes connexions à son compte GMail (HTTP, IMAP ou POP3 ou autres) ne fonctionne pas avec IPv6 et ne semble détecter qu'une passerelle de sortie IPv6/IPv4 (tunnel ?) chez Google : nf-out-8182.google.com - 64.233.182.19. Seul l'accès Web semble avoir migré en IPv6.

Plus d'informations ici : Google Rolling Out Its Services Over IPv6. On y apprends que qu'il est nécessaire que le fournisseur d'accès à Internet (donc Free l'aurait fait) contacte Google pour pouvoir avoir accès en IPv6 aux services de Google, Google se baserait sur l'adresse IP pour proposer ou non IPv6 car Google n'a pas envi de proposer des services en IPv6 (via la réponse DNS AAAA) si la connectivité IPv6 n'existe pas (surtout que certains navigateurs rament lamentablement à la recherche de connectivité IPv6 alors qu'elle n'existe pas).
La plupart des services de Google aurait migré en IPv6 mais pour l'instant je n'ai trouvé que GMail et le moteur de recherche.
La page de Google qui l'explique :
Par Marc B., jeudi 15 janvier 2009 à 18:41 :: VoIP
En attendant de pouvoir téléphoner à bas coût avec un quatrième opérateur de téléphonie mobile, on peut toujours utiliser les offres SIP (OVH par exemple) ou/et le service SIP associé l'offre ADSL de Free (ou autre FAI proposant le SIP...) lorsque l'on est pas trop loin d'un point d'accès WiFi. Bonne nouvelle pour ceux qui ont un iPod Touch 2G (iPod Touch de 2ième génération), il est doté d'une entrée son (pour un micro) et le kit main piéton de l'iPhone fonctionne avec (environ 25 € pour le kit piéton officiel). Apple a activé cette entrée audio lors du firmware 2.2.
En attendant que Siphon soit enfin accepté par Apple dans l'AppStore (un jour peut être... sinon on le jailbrake de l'ipod Touch 2G ne devrait pas tarder selon différents sites Internet...), il existe le logiciel fring (présent dans l'App Store) qui propose la compatibilité avec plusieurs services de messageries instantanées et avec n'importe quel opérateur SIP mais il faut obligatoirement prendre un compte chez fring (et il ne fonctionne pas encore avec les certificats freephonie).
A noter que lorsque l'on pourra se servir de SiPhon, on peut installer les certificats pour se servir du réseau de téléphonie SIP/WiFi freephonie sur l'iPhone et sur l'ipod touch 2G (testé, la méthode est la même que pour l'iPhone).
Vivement Siphon pour l'iPod Touch 2G !
jeudi 8 janvier 2009
Par Marc B., jeudi 8 janvier 2009 à 08:06 :: Equipement
Routeur ! Après avoir fait ses propres serveurs (d'autres ont suivi depuis), ses propres switchs 10 Gigabit (Nyquist Capital : Google’s Secret 10GbE Switch), Google envisagerait de concevoir ses propres routeurs (SDTimes : Google To Doom Juniper). Google utilise jusque là des routeurs Juniper mais cela ne doit pas être gratuit et quand on s'appelle Google, on doit en utiliser beaucoup et cela revient peut être moins cher de faire la R&D soit même et de produire ses propres routeurs. Certains espèrent que Google migrera (progressivement) son infrastructure vers IPv6 à l'occasion (IPv6 deployment at Google).
Et pour ceux qui penserait que Google commercialiserait ses propres switchs ou routeurs, cela semble loupé. Google l'utilise comme atout technologique et comme un avantage stratégique par rapport à la concurrence et donc uniquement pour son infrastructure et ses produits (essentiellement des services en ligne). L'infrastructure de Google et son réseau est depuis longtemps (tout est relatif
) vu comme un des atouts de Google : GigaOM : Google’s Infrastructure is its Strategic Advantage (ou encore Wikipedia : Google platform).
Cela rappelle la stratégie de Free et de ses propres DSLAM Freebox (Free est le seul opérateur français à concevoir et fabriquer ses propres DSLAM et c'est aussi un atout) et de sa propre Freebox.
mercredi 7 janvier 2009
Par Marc B., mercredi 7 janvier 2009 à 09:37 :: General
On est encore très loin du "anytime anywhere" en France : 2007-2008 n’aura pas été le moment charnière décollage pour les usages d’internet et de la télévision sur mobile. L’enquête annuelle du CREDOC ne montre aucun signe de sursaut, ni pour une utilisation via le téléphone mobile, ni via l’ordinateur.. Les offres pseudo-Internet mobile bridées et coûteuses proposées par les opérateurs mobiles actuellement ne sont certainement pas étrangères à cette adoption peu importante. Les solutions proposées par l'AVICCA :
Pour internet, la croissance du parc de smartphones et d’ultra-portables pourrait constituer une partie de la réponse, et sans doute aussi une baisse des coûts via un nouvel entrant sur l’UMTS, la multiplication d’accès WiFI gratuits ou à bas coût, ou encore un décollage du WiMAX dans les zones urbaines.
Car les faiblesses de MD5 sont connues et son remplacement par SHA-1 est déjà largement entamé. Dans un entretien accordé au Washington Post, Tim Callan, vice-président de Verisign, explique d’ailleurs que RapidSSL aura complètement abandonné MD5 en janvier 2009.
Sur 30 000 certificats de sites Web, les chercheurs en ont en effet trouvé près d'un tiers (9 000) qui employaient MD5 en 2008.. Mais ce n'est pas non plus une raison de paniquer :
"Les principaux navigateurs et acteurs d'Internet, comme Mozilla et Microsoft, ont été informés de notre découverte et certains ont déjà réagi pour mieux protéger leurs utilisateurs", rassure Arjen Lenstra, responsable du laboratoire de cryptologie algorithmique à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne. Il n'en considère pas moins comme "impératif" que les systèmes de navigation et les autorités de certification "n'utilisent plus MD5 et migrent vers des alternatives plus robustes". Tel SHA-2, déjà disponible, voire vers son futur successeur, SHA-3.
Le standard HomePlug, dans ses trois variantes, a été retenu pour : les liaisons au sein d'un bâtiment, à l'extérieur via les réseaux électriques publiques, et entre ces deux modes de fonctionnement.Les différentes déclinaisons (non compatibles entre elles) du standard HomePlug sont déjà utilisées par une grande partie des kits CPL proposés en France (notamment les kits CPL proposés par les fournisseur d'accès à Internet).
Une ancre de navire aurait été à l'origine de la première panne le 19 décembre dernier. L'un des câbles, réparé dès les 25 décembre, a pourtant été de nouveau rompu le jour suivant. Cette nouvelle avarie qui a eu lieu à 3000 m de profondeur serait, elle, « d'origine sismique, peut-être liée à un glissement de terrain local », selon France Telecom